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Crise financière et nationalité des entreprises : nouveaux enjeux, nouvelles frontières ?
18 novembre 2008
En partenariat avec :
- Les Echos
Emplacement du siège social ? Racines culturelles de l’entreprise ? Nationalité du président et de l’équipe de direction ? Nationalité des actionnaires ? … Existe-t-il encore des critères qui influent sur la nationalité des entreprises ou bien celles-ci se sont-elles émancipées au point de devenir apatrides ? Peut-on encore identifier l’économie nationale aux entreprises nationales ? La crise financière actuelle va-t-elle encore accentuer ces dissociations ?
Le mouvement général de mondialisation de l’économie et de libéralisation des marchés a profondément remis en cause les schémas traditionnels d’organisation des entreprises : les sièges sociaux sont désormais des centres d’impulsion, les autres fonctions étant externalisées à travers le monde.
Qu’il s’agisse de grands groupes nationaux ou de PME mondialisées,-nombreuses dans les secteurs de haute technologie - leur stratégie de développement est établie à l’échelle internationale, et non plus en référence au seul territoire français, marquant l’émergence d’un marché sans frontières et le développement de flux internationaux de capitaux, de main-d’œuvre, de cadres et de chercheurs.
Parallèlement, l’importance grandissante des nouveaux acteurs des marchés financiers a également modifié et a rendu plus complexes les rapports de pouvoir au sein des entreprises.
Quels risques ces nouveaux acteurs font-ils courir à la gouvernance des entreprises ? Celles-ci doivent-elles se protéger ? Les États nationaux, l’Europe le peuvent-ils ? Faut-il instaurer de nouvelles relations entre les pouvoirs publics et les entreprises, pour que ceux-ci accompagnent l’expansion de celles-là ?
De plus, la capacité de ces derniers à promouvoir leurs territoires est confrontée aujourd’hui à ces nouveaux rapports de force, auxquels il faut s’adapter. Ainsi en est-il de l’élaboration des normes juridiques, financières et fiscales, érigées en outils d’attractivité. La Société Privée européenne, en particulier, répond-elle à de tels besoins ?
Ces Entretiens Friedland seront aussi l’occasion de s’interroger, à l’occasion de la crise financière mondiale, sur l’intérêt de voir émerger une gouvernance économique européenne et sur les politiques nationales et européennes susceptibles de rendre nos territoires les plus attractifs possibles pour les entreprises.