Interview de Cécile André-Leruste sur le financement à long terme des entreprises non cotées
Les entreprises peinent à drainer vers elles directement ou indirectement l'épargne abondante des ménages, qui ressentent une aversion marquée pour les placements en titres d’entreprises jugés trop risqués, ce qui se trouve renforcé par un cadre fiscal peu incitatif pour la prise de risque.
Les propositions de la CCIP pour favoriser le financement à long terme des entreprises non cotées se déclinent ainsi selon quatre axes :
- Repenser un cadre fiscal cohérent et stable au service du financement des entreprises, notamment en appliquant aux PME un taux réduit d’IS aux bénéfices réinvestis dans le capital de l’entreprise, et en incitant davantage les particuliers à investir dans les PME par le doublement du plafond du dispositif Madelin ;
- Conforter le rôle des intermédiaires financiers traditionnels, en développant le cautionnement mutuel pour faciliter l'accès des PME au crédit, et en sollicitant un engagement des assureurs d’investir 40 Md€ en actions et obligations de PME-ETI ;
- Favoriser l’accès des PME-ETI aux marchés de la dette, en créant une plateforme de place d’émission d’obligations sécurisées et en sensibilisant via les réseaux consulaires les chefs d’entreprises sur ces solutions alternatives ;
- Simplifier les dispositifs publics de soutien au financement des entreprises, en clarifiant le rôle de chaque acteur et en renforçant la lisibilité de leurs services.


