En Ile-de-France, près de 53 000 établissements, œuvrant dans tous les secteurs d’activité, sont des "installations classées pour la protection de l'environnement" (ICPE).
Cette qualification les soumet à une réglementation spécifique qui leur impose de fortes contraintes administratives, techniques et financières, à même d’entraver leur compétitivité. Appliquées de façon hétérogène sur le territoire français, et globalement plus sévères que les normes européennes, ces règles sont également source de distorsions de concurrence préjudiciables, à l’échelle européenne, nationale ou régionale.
Dans le contexte actuel de réforme du droit des installations classées et de leur police, la CCIP a souhaité formuler plusieurs propositions pour améliorer ce dispositif, tant sur le plan législatif et réglementaire que sur celui des pratiques.
On dénombre environ 53 000 ICPE en Ile-de-France. Compte tenu des pollutions ou accidents qu'elles sont susceptible de générer, ces installations apparaissent souvent comme peu compatibles avec un contexte urbain dense.
La réglementation "ICPE" actuelle a subi des évolutions fortes ces dernières années, à la faveur notamment de la loi "Bachelot" puis du Grenelle de l’environnement.
En pratique, elle reste souvent mal adaptée à la réalité des PME et génère :
- des contraintes importantes, que ce soit en phase d’implantation ou de fonctionnement ;
- des coûts substantiels, sachant que la tendance actuelle est au transfert sur l’exploitant de certaines charges autrefois dévolues à l’administration.
Ainsi, cette réglementation peut être perçue comme une entrave au développement économique et une source de distorsions de concurrence, au plan européen en particulier.
A travers ce rapport, la CCIP a souhaité relayer les préoccupations des TPE-PME. Il en va de l’avenir de nos entreprises et de la capacité de notre cœur d’agglomération à intégrer et maintenir un tissu économique vivant et diversifié.
La CCIP propose ainsi notamment de :
- faire converger les seuils français et les seuils communautaires ;
- renforcer le dialogue entre l’administration et l’exploitant préalablement à l’élaboration du dossier ICPE ;
- rationaliser les procédures et les délais d’instruction ;
- fixer des délais de recours garantissant une plus grande sécurité juridique aux exploitants ;
- optimiser les contrôles effectués par l’inspection des ICPE et développer l’auto-surveillance ;
- sensibiliser les exploitants au contrôle périodique et réduire leurs charges.
Sites à visiter
http://www.environnement.ccip.fr/