C’est pourquoi les pouvoirs publics français les ont reconnues et définies dans la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008 (entreprises de 250 à 5 000 salariés, dont le chiffre d’affaires est inférieur à 1,5 milliard d’euros ou dont le total du bilan n’excède pas 2 milliards d’euros), ouvrant la voie à une nouvelle politique destinée à favoriser leur croissance.
Dans ce rapport, la CCIP développe une double approche avec, d’une part, des propositions qui répondent spécifiquement aux besoins des ETI et, d’autre part, des mesures pour aider les PME à grandir et à devenir des ETI, celles qui représentent un réel potentiel en termes de franchissement de seuil.
Pour la CCIP, permettre le développement comme l'émergence de nouvelles ETI repose sur la croissance externe (rachats d’entreprises, F&A) et aussi sur des stratégies d'innovation et d'internationalisation.
Pour atteindre ces objectifs, la CCIP met l’accent sur trois leviers d’action :
- sensibiliser les ETI mais aussi les PME à la mise en œuvre de pratiques de gouvernance favorisant leur croissance et leur pérennité, en intégrant notamment des administrateurs indépendants dans leur conseil d’administration ;
- muscler la structure organisationnelle des ETI et des PME en encourageant les dirigeants d’entreprise à recruter des managers dédiés aux fonctions stratégiques et en suscitant l’émergence de « managers de croissance ». La CCIP souhaite également développer une offre de formation dédiée aux ETI en associant davantage son réseau de grandes écoles ;
- développer des financements alternatifs pour renforcer les fonds propres des ETI et des PME en facilitant l’accès des ETI aux marchés financiers, en développant l’offre de prêts participatifs et en améliorant les dispositifs fiscaux existants pour encourager l’effort d’investissement et ne pas pénaliser la gestion patrimoniale des entreprises.



