La capacité de l’économie française à innover et à relever les défis de la mondialisation repose en grande partie sur le dynamisme de ses entreprises et notamment des PME et des ETI. De ce fait, leur financement constitue un enjeu fondamental pour la compétitivité de l’économie, d’autant plus que la crise actuelle exacerbe les points de fragilité caractérisant la structure financière de ces entreprises laquelle reste dominée par le poids du crédit bancaire.
Dans ce contexte, il importe de développer des financements alternatifs, adaptés aux PME et aux ETI, qui seraient mieux à même de leur fournir, tout au long de leur cycle de vie, les ressources en capital dont elles ont besoin pour financer leur développement.
En vue de favoriser ces financements, la CCIP formule une série de propositions qui se déclinent selon trois axes :
  • faciliter l’accès aux marchés de titres notamment pour certaines entreprises bien ciblées de taille intermédiaire qui sont désireuses de renforcer leur notoriété et/ou de financer en titres leurs opérations de F&A. Ceci implique, outre un effort pédagogique sur les apports et les exigences des marchés, un allégement des formalités réglementaires pour les entreprises et un cadre fiscal plus incitatif pour les investisseurs ;
  • favoriser l’allocation de l’épargne longue vers les placements en titres d’entreprises, notamment en mieux mobilisant l'assurance-vie vers le financement en fonds propres des PME ;
  • encourager l’entrée des investisseurs de long terme dans le capital des PME et des ETI à travers une consolidation de l'environnement fiscal et réglementaire du capital-développement, une rationalisation de l'organisation des investisseurs publics et un renforcement de leurs moyens pour le financement des PME et des ETI.