En revanche, la CCIP qui plaide depuis plusieurs mois en faveur d’un programme ambitieux à moyen terme de réduction du poids de la sphère publique , souligne la timidité de certaines mesures :
- La simple stabilisation en volume des dépenses de l’Etat, encore au prix de recettes exceptionnelles (notamment l’inscription en moindres recettes des allègements de charges sociales), et non pas en valeur comme elle le préconise, et une réduction prévue seulement à partir de 2007.
- La prédominance, en matière fiscale, des mesures à court terme liées à la demande au détriment de celles destinées à soutenir l’offre.
- La prise d’effet tardive, à partir de 2007, de l’instauration du bouclier fiscal et de la simplification du barème de l’impôt sur le revenu.
Le PLF 2006 se présente donc comme un budget de transition : des mécanismes prometteurs sont effectivement mis en place, mais leurs effets sur les comptes publics ne se manifesteront que plus tard.



