Alors que l'activité francilienne avait déjà subi un nouveau ralentissement au trimestre précédent, celui-ci n'avait pas eu de conséquence sur le marché de l'emploi, sinon celle de maintenir le taux de chômage sur une tendance de très lente baisse. Au troisième trimestre 2011, dans un contexte où, une nouvelle fois, seule l'activité touristique a semblé échapper à l'atonie ambiante (manque de vigueur de l'activité dans les services et maintien à un niveau très faible de la confiance des chefs d'entreprise et des consommateurs), les indicateurs d'emploi et de travail sont à leur tour passés à l’orange. Ainsi, près de 11 000 emplois salariés ont été détruits en Ile-de-France l'été dernier (soit la première baisse depuis un an et demi) et le taux de chômage a augmenté de 0,2 point pour atteindre 8,3 %, soit un niveau proche de son dernier point haut du quatrième trimestre 2009.