Après un début d’année solide (avec, notamment, une croissance du PIB au premier trimestre de + 0,8 % en zone euro), l’économie mondiale a subi dès la fin du printemps un très net coup d’arrêt lié à la remontée des doutes concernant les dettes et les déficits publics aux Etats-Unis et, surtout, en zone euro. A court terme, une nouvelle récession n’est pas totalement exclue même si, au niveau mondial, le scénario le plus probable reste un ralentissement généralisé. Des récessions (au moins « techniques ») risquent toutefois d’avoir cours en Europe. En tout état de cause, cette activité ralentie risque de maintenir pendant de longs mois le chômage à un niveau élevé aux Etats-Unis et en Europe (exception faite de l’Allemagne).