Chambre de commerce et d'industrie de Paris

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Friedland Papers

2012

Les chaînes de valeur mondiales : raisons et ampleur de la fragmentation

Février 2012

Le rythme et l’ampleur de la mondialisation actuelle imposent aux entreprises de nouvelles contraintes d’efficacité et de compétitivité. Un des moyens d’y parvenir consiste pour une entreprise à opter pour davantage de flexibilité et de réactivité en scindant sa chaîne de production et en s’approvisionnant en consommation intermédiaire auprès de producteurs plus efficients, dans le périmètre de l’entreprise ou à l’extérieur. En effet, la fragmentation des chaînes de valeur mondiales (CVM) permet d’accéder à des actifs stratégiques pouvant aider l’entreprise à exploiter des connaissances spécialisées, à optimiser leurs procédés de production et améliorer sa productivité, à différents endroits selon les facteurs de localisation optimaux de chaque pays.

La montée du chômage et la réflexion sur les nouvelles formes organisationnelles suscitent, une fois encore, de vifs débats entre partisans d'un patriotisme industriel et défenseurs d’une intégration économique internationale plus poussée. Dans ce contexte, il est intéressant d'analyser le processus de fragmentation des chaînes de valeur à l’aune des récentes crises. On s'emploiera, dans un premier temps, à donner quelques définitions essentielles pour, ensuite, appréhender l’étendue des chaînes de valeurs, à l'aide des données du commerce international. Dans un second temps, on s'interrogera sur l’actualité du débat. Les tendances structurelles à venir feront l’objet d’une troisième partie, afin de déceler de possibles remises en cause ou inversions dans les logiques organisationnelles actuelles des entreprises. In fine, on s'interrogera sur le cas - France, en suggérant quelques pistes de réflexion en matière de politique publique.

L’investissement immatériel, nouvelle « main invisible » ?

Janvier 2012

À l’heure où beaucoup déplorent la désindustrialisation de notre pays et en font une des causes de notre perte de compétitivité à l’international, à l’heure où certains prônent une réindustrialisation, il convient de se demander quelle est aujourd’hui la véritable nature de l’investissement et, plus encore, ce qu’elle sera demain. S’agit-il de relancer des programmes d’équipement à l’image de ceux qui firent les succès des Trente Glorieuses ou faut-il leur ajouter, voire leur substituer, ces « investissements immatériels » dont une certaine littérature fait notre planche de salut ? Né dans les milieux académiques, le débat envahit maintenant le discours politique. Il n’est que temps que les dirigeants d’entreprises, concernés au premier chef, à leur tour s’en emparent.

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